Le Grand Prix de Singapour s’est achevé, apprend-on, sur une sixième place du talentueux Britannique de Ferrari, Lewis Hamilton, qui semblait pourtant filer vers le podium. Votre serviteur, qui a couvert ce genre de soirée depuis la salle de presse, puis depuis le canapé de Malmedy, a suivi la suite de source sûre, c’est-à-dire le compte rendu qu’en a fait RacingNews365.
Les faits, d’abord. Hamilton était rentré tôt chausser des gommes tendres, ce qui lui promettait un long relais jusqu’au drapeau. Sous la voiture de sécurité virtuelle, la « VSC », comme ils disent, Ferrari voulait l’arrêter une seconde fois. Il est resté en piste, à sa propre demande. En fin de course, la vitesse l’a quitté, et lui a quitté le podium.
Vient alors Fred Vasseur, directeur de la Scuderia, visiblement irrité, qui eut avec un journaliste une discussion sur la stratégie. Il expliqua que l’équipe avait réparti ses voitures sur deux gommes pour affronter le Néerlandais natif de Hasselt, Max Verstappen, puis changé vite de cap, le medium étant médiocre face au tendre sur toutes les voitures. Deux options dès le départ, un ou deux arrêts, faute de connaître la dégradation. P2 et P3 en piste, deux voitures appelées sous VSC, un pilote qui refuse.
Une seconde consigne d’arrêt ? « Non, non, non, non. Nous étions seulement en train de surveiller le processus », a-t-il dit, selon RacingNews365. Quatre non, ce qui, dans la presse régionale, valait autrefois un éditorial.
Puis cette question, renvoyée à la salle : « Avez-vous posé autant de questions à McLaren hier ? » Votre serviteur, qui a passé quarante ans à poser des questions, découvre qu’on peut aussi y répondre par une question. C’est un usage que le canton ignorait. Le Raidillon, ce juge de paix, n’a jamais répondu à personne, et on l’en respecte.
Reste la question que personne ne pose : qu’en pensent-ils à Malmedy ? Ils pensent qu’il fallait poser plus de questions à tout le monde. Nous y reviendrons.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.


