Rapport de fin de journée. Poste 14, Blanchimont. Lu ce mardi, au poste, entre le thermos et la farde.
Objet : des varans. RacingNews365 écrit qu’ils apparaissent régulièrement sur le circuit urbain de Marina Bay. Les pilotes parviennent tout juste à les éviter. Max Verstappen et son ingénieur de course, Gianpiero Lambiase, savent qu’ils devront à nouveau tenir compte de « Godzilla » le week-end prochain. Le titre parle d’une « invasion monstrueuse ».
Observation : un animal en piste, au poste, on sait faire. On montre le jaune. On appelle la direction de course. On décrit. Moi, je lève. Je ne juge pas.
Difficulté : la description. J’ai relu la farde. Elle prévoit « débris », « huile », « véhicule arrêté ». Elle ne prévoit pas « Godzilla ». J’ai essayé à voix haute, dans la cuisine, pour l’intonation. « Poste 14. Godzilla, sortie de virage, côté gauche. » Ça ne fait pas sérieux. La radio n’aime pas ce qui ne fait pas sérieux.
Comparaison : en trente ans à Blanchimont, notre faune s’est limitée à un chien de campeur, une fois, et à Jean-Luc, ma réserve, qui s’est trompé de talus. Jean-Luc n’a pas eu de surnom de film. Il a eu un badge.
Remarque : une écurie qui prévient son pilote d’un animal une semaine à l’avance, c’est du briefing. Je respecte le briefing. Le nôtre est à six heures et personne n’y parle de reptiles.
Dans le sim, il n’y a pas de varans. J’ai vérifié les fichiers de la piste. C’est peut-être pour ça que mes tours sont plus rapides.
Suite à donner : je proposerai à la prochaine réunion du poste une ligne « faune » dans la farde. Avec un mot qui passe à la radio.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : RacingNews365.




