J’ai écouté Gert Vermersch sur Sporza, le sim en pause. Il parle comme sur Play Sports, sauf qu’il ne commente pas un dépassement : il commente un calendrier. Et un calendrier, dans mon sim, c’est un menu déroulant.
Les faits. À partir de 2030, la F1 doit aller sur tous les continents habités. Un Grand Prix au Rwanda, contrat de dix ans tout de suite, circuit encore à construire. Pas d’Afrique depuis 1993, à Kyalami. Moi, Kyalami, je l’ai en version mod. Ça compte en théorie.
Le calendrier a vingt-quatre courses. Le contrat qui court jusqu’en 2030 en autorise vingt-quatre. Dans le sim, tu cliques sur « ajouter une course » et la saison s’allonge. En vrai, il y a un plafond. Variable non modélisée.
Vermersch dit que la saison finit déjà avec trois triple headers, neuf courses en onze week-ends. J’ai essayé, cette nuit, neuf Grands Prix d’affilée dans ma chambre. Au septième, j’ai perdu le respect du lobby et le point de corde de la Source. Et moi, je n’ai pas d’avion entre les deux.
Il a dit à Sporza qu’il faudra qu’une course saute pour faire place au Rwanda, et que la Belgique devra faire du lobbying. Selon lui, l’Europe n’est plus une priorité pour Liberty Media, plutôt l’Asie, avec l’Inde et la Thaïlande qui montrent de l’intérêt, ou une course de plus en Amérique du Sud.
Spa a un contrat jusqu’en 2031, en rotation avec Barcelone dès 2028. Deux mille quatre cents tours de Spa. Jamais sur place. C’est une heure de route, et le dimanche il y a la course. Si un dimanche il n’y a plus la course, je n’ai plus d’excuse.
Une heure de route. Le poste 14 vous attend depuis trente ans. Rien d’autre à signaler.
J’ai laissé Spa dans mon calendrier, tous les ans, sans rotation. Mon contrat à moi, c’est le disque dur. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.



