Drapeaux bleus. Dans le sim, c’est simple : le retardataire est un fantôme, il s’écarte tout seul, ou il devient transparent. Tu passes à travers. À Singapour, la Cadillac de Pérez n’était pas transparente.
J’ai lu les extraits de radio publiés par Formule1.nl. L’ingénieur de Pérez lui annonce Leclerc à 3,8 secondes. Un tour plus tard, il répète : drapeaux bleus pour Leclerc. Et Leclerc, selon ces images non diffusées, se demande si Pérez roule encore pour Red Bull, où il a couru de 2021 à 2024. Moi, je comprends la question : dans mon lobby, il y a des gars qui roulent encore avec le skin de l’an passé.
Je l’ai refait ce matin. Épingle du 13, un ghost de retardataire qui garde l’intérieur à la sortie, comme Pérez au début. Je reste derrière, je relance, je passe. J’ai chronométré la perte : un peu plus de quatre dixièmes sur ce passage-là. C’est mon chiffre, dans ma chambre, avec septante pour cent de cockpit et un lit derrière moi.
Le problème, c’est que mon ghost obéit au script. Pérez, lui, avait des variables non modélisées. La radio en néerlandais, peut-être. Le pneu. La trajectoire de l’épingle. Je ne sais pas modéliser un drapeau bleu reçu par un humain.
Leclerc a fini deuxième, à 7,3 secondes de Verstappen, premier podium depuis le Grand Prix de Belgique. Il a dit qu’il était content, mais pas super content. Je le comprends : il revenait. Quatre dixièmes, ça ne fait pas sept secondes. Mais quatre dixièmes à chaque retardataire, ça finit par compter.
Le poste de pilote de simulateur existe, j’ai vérifié. Je peux leur faire un setup de drapeaux bleus. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.



