J’ai repris le document des commissaires dans ma chambre, le sim en pause. Quatre notes, pas une de plus.
Le rétroviseur : 8/10. Norris dit que son essieu avant était devant le rétroviseur de Piastri avant le point de corde. C’est un repère de sim, ça. Dans mon ghost, le rétroviseur, c’est la ligne d’arrivée de chaque manœuvre. Sauf qu’en vrai, l’autre voiture ne sait pas que tu as passé la ligne. Variable non modélisée : ce que l’autre pense.
Le vibreur intérieur : 6/10. L’espace était plus réduit que prévu, il a pris le vibreur et freiné. J’ai refait le virage 5 ce matin. Avec trente centimètres de plus, ça passe. Trente centimètres, c’est la largeur de mon tabouret. En théorie, il suffisait de pousser le mur.
Au poste, trente centimètres, c’est la distance entre ma chaise et la glissière. Je ne la pousse pas.
La phrase de Lawson : 7/10. « Au dernier tour, ce n’est pas pour beaucoup de points ; je ne pense pas que ça en vaille la peine », a-t-il dit à The Race. Dans un lobby, le dernier tour, c’est celui où tout le monde tente. Ici, le résultat, c’est deux voitures à réparer, selon Piastri. Moi, je réinitialise.
Les cinq secondes de Perez : 9/10. Premier tour, virage 16, blocage de roues, contact avec Stroll, qui avait tourné raisonnablement. Les commissaires voulaient cinq secondes au lieu de dix, vu les conditions. Mais Perez a abandonné, et cinq secondes ne se convertissent généralement pas en recul sur la grille. Donc rien. Une pénalité calculée pour une voiture qui n’existe plus. C’est le seul bug du week-end que je comprends parfaitement. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.



