J’ai cherché le gilet rafraîchissant dans les réglages de mon sim. Menu voiture, menu pilote, menu avancé. Rien. Il y a la pression des pneus, la répartition de freinage, l’angle d’aileron. La température du pilote, personne ne l’a modélisée. Dans le sim, tu as toujours 20 degrés, parce que c’est la température de ma chambre.
La FIA a déclaré Singapour « heat hazard », au-delà de 31 °C estimés. Les équipes peuvent donc mettre dans la voiture un dispositif qui fait circuler un liquide dans un gilet. Et la grande majorité des pilotes ne vont pas l’utiliser. Une option disponible que presque personne ne coche. Dans le lobby, on appelle ça une aide au pilotage, et on la désactive pour garder le respect.
Ce qui m’intéresse, c’est Esteban Ocon. Il dit que le gilet tient environ 40 minutes, puis ne fait plus circuler qu’un fluide chaud. Ça, c’est un composant avec une courbe de dégradation. Comme un pneu tendre. Tu as ta fenêtre, puis tu es hors fenêtre. Personne ne s’arrête pour changer de gilet, par contre. Ce serait un arrêt au stand intéressant.
J’ai fait le test chez moi : un ventilateur posé à côté du cockpit, un relais de 40 minutes, puis ventilateur coupé. Sur le premier tour sans ventilateur, je perds deux dixièmes à Pouhon. Je n’explique pas pourquoi. Variable non modélisée.
Au poste, le ventilateur, c’est le vent de Blanchimont. Il ne s’arrête pas après quarante minutes.
Williams semble être la meilleure écurie sur ce développement, Carlos Sainz y voit ce que l’équipe a le mieux fait cette année. Le poste de pilote de simulateur existe, j’ai vérifié. Peut-être qu’ils cherchent aussi un testeur de gilet. Je suis disponible, j’ai un ventilateur. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Race.


