Rapport de fin de journée. Poste 14, Blanchimont. Lecture du lundi.
J’ai lu l’article de Formule1.nl dans la voiture, sur le parking de l’école, avant la cloche. Il dit que quiconque allume la télévision le dimanche pour un Grand Prix pourrait penser que la Formule 1 est un grand festival de cinéma itinérant. Je n’ai pas la télévision au poste. Je n’avais donc pas remarqué.
Observation numéro un. Brad Pitt sur la grille de départ. Gordon Ramsay dans le paddock. Je note. Au poste 14, la grille, on ne la voit pas. Le paddock non plus. On voit la ligne blanche, le poste 13 quand il ne drache pas, et Jean-Luc quand il vient chercher le thermos.
Observation numéro deux. Des vedettes de cinéma qui se bousculent autour des garages. Se bousculer, dans un couloir de service, cela s’appelle un défaut de circulation. Au briefing de six heures, on nous le répète : on ne court pas, on ne se bouscule pas, on reste à son poste. Personne ne m’a précisé si la consigne vaut pour Hollywood.
Observation numéro trois. Un champagne qui coule à flots. Au poste, la jatte de café coule aussi, mais dans le thermos, et on la rationne jusqu’au tour final. Il fait caillant à Blanchimont, même en août.
Observation numéro quatre. Selon Formule1.nl, Louis Vuitton fabrique le coffre destiné au trophée. Le trophée a donc une malle. Mes drapeaux ont un sac de sport depuis 1998. Le jaune est plié dedans. Il se respecte quand même.
Observation numéro cinq. À Las Vegas, les voitures courent entre les casinos et les hôtels. Selon le même article, une nuit dans ces hôtels permettrait à une personne ordinaire d’acheter une assez bonne voiture d’occasion. J’ai une chaise de camping. Elle ne coûte pas une nuit. Elle tient trente ans.
Personne ne m’a demandé de lever quoi que ce soit pour une vedette. Moi, je lève. Je ne juge pas. Poste 14, reçu.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.



