Rapport de fin de journée. Poste 14. Objet : horaires de course.
À Singapour, un pilote a demandé une course tôt le matin. Il a dit : « En réalité, la course devrait avoir lieu tôt le matin, et nous pourrions déjeuner à la maison. Je la ferais sans hésiter le matin, à six ou sept heures. Parfait ! » Je note le point d’exclamation. Ce n’est pas le mien. La radio n’en a pas.
Six heures. Au poste 14, à six heures, le briefing est commencé. Le thermos est plein. Il fait caillant. Jean-Luc, ma réserve, n’est pas là, parce qu’il n’est jamais là. Je constate qu’un double champion du monde vient de découvrir notre horaire. Poste 14, reçu.
Observation complémentaire. Le même pilote dit ne pas avoir de préférence entre la nuit et le jour pour piloter, parce que le circuit est bien éclairé. Au poste, l’éclairage, c’est le ciel. Neuf fois sur dix, il drache.
Deuxième observation. Un autre pilote, Haas, dit s’être réveillé à 13h40 le jeudi. À 13h40, au poste, le sandwich est mangé depuis deux heures. La chaise de camping a déjà été déplacée une fois, à cause du vent.
Troisième observation. Un pilote Alpine trouve que la nuit apporte « une petite différence au spectacle ». Je ne juge pas. Moi, je lève.
Selon la source, là-bas, on se couche vers trois ou quatre heures du matin et on se lève vers 13 heures. J’ai cherché dans la farde un drapeau pour signaler un pilote qui se lève. Il n’y en a pas. J’ai cherché un drapeau pour un pilote qui veut rentrer déjeuner. Il n’y en a pas non plus. Le drapeau à damier fait l’affaire, en principe.
Si la course passe à six heures, je demande une seule chose : que la salle chauffée soit ouverte aussi à six heures. Je n’en suis pas sûre.
Rien d’autre à signaler.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto · Formule 1.






