À Singapour, ils se couchent vers trois ou quatre heures et se lèvent vers 13 heures. Bortoleto, chez Audi, a raconté qu’il faisait des exercices avec des chiffres et qu’il jouait avec Norris la nuit pour rester éveillé. J’ai lu ça et j’ai reconnu mon lobby du mardi.
Dans ma chambre, à Genk, trois heures du matin, c’est l’heure où les serveurs sont pleins. Septante pour cent de la pièce est un cockpit, le reste est un lit que je ne vois plus. Des exercices avec des chiffres, je fais ça toute la nuit : ça s’appelle un delta.
Alors j’ai refait Marina Bay de nuit, puis le même tour avec l’éclairage de jour. Alonso dit qu’il n’a pas de préférence, parce que le circuit est bien éclairé. Dans le sim, il a raison : je perds quatre centièmes de nuit, et c’est le reflet de mon écran, pas la piste. Lui veut courir à six ou sept heures du matin pour déjeuner à la maison. Dans le sim, déjeuner à la maison, c’est automatique. La cuisine est au rez-de-chaussée.
Ocon, chez Haas, s’est réveillé à 13h40 le jeudi. Ça, je ne l’ai pas modélisé. Le réveil, c’est une variable que personne n’intègre dans un setup. Colapinto, chez Alpine, dit que la nuit apporte une petite différence au spectacle. Il a raison aussi : mon ghost brille mieux.
Ce qui me vexe, c’est qu’ils ont une raison de rester éveillés et que moi j’ai juste une course à refaire. Le poste de pilote de simulateur existe. J’ai vérifié. Il doit bien y avoir un créneau entre trois heures et 13 heures.
À trois heures du matin, je dors. À six heures, je suis au poste. Je ne joue pas, je lève.
Je l’ai refait ce matin. Enfin, à quatre heures. En théorie, c’est encore la nuit.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto · Formule 1.



