Christian Horner a donné une interview à Autosport. Formule1.nl la reprend. Il y taquine Günther Steiner, patron de Haas de 2014 à 2023 : sa notoriété viendrait surtout de Drive to Survive. Et il explique le principe : « Ces gens font un programme de télévision ; ils rassemblent des heures et des heures d’images, et tout dépend simplement de la façon dont on monte le tout. »
Ça, je connais. J’ai deux mille quatre cents tours de Spa en replay. Des heures et des heures d’images, littéralement, sur un disque dur sous le lit.
Alors j’ai testé. Je l’ai refait ce matin. J’ai pris mon pire tour de mardi, celui où je tape le vibreur à Pouhon, et je l’ai monté deux fois. Version un : le vibreur, le tête-à-queue, la touche réinitialiser. Méchant. Version deux : la sortie des Combes, Blanchimont, la ligne. Héros. Même tour. Même delta au chrono, 0,412 de retard sur mon ghost. Mais dans la version deux, on ne le voit pas.
« On peut présenter quelqu’un comme un méchant ou comme un héros », a dit Horner. Il a raison, j’ai vérifié en septante secondes de montage.
Il ajoute que Steiner a amené un tout nouveau public à la F1, ce qu’il trouve fantastique. Haas a fini cinquième des constructeurs en 2018. Ça, c’est un chiffre, pas un montage. Le problème du réel, c’est qu’il ne garde pas que les bons virages.
Votre serviteur rappelle au jeune homme que le Raidillon, lui, ne se monte pas.
J’ai posté la version deux dans le lobby. Trois likes. Le montage fonctionne. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Formule1.nl.




