Votre serviteur, qui a couvert des relances depuis la salle de presse, puis depuis le canapé de Malmedy, a suivi celle de Bakou de source sûre, c’est-à-dire la télévision. Au tour 35, selon Formule1.nl, l’Argentin Franco Colapinto a bloqué ses roues avant le premier virage et a touché son équipier, le Normand Pierre Gasly, dont l’Alpine a ensuite heurté la McLaren de Lando Norris. Trois abandons d’un coup.
Le collège des commissaires sportifs a tranché : Colapinto responsable, dix secondes. Or l’intéressé n’a pas terminé la course. La pénalité, selon le même Formule1.nl, devrait donc se transformer en pénalité sur la grille pour la prochaine course, au Sepang International Circuit, en Malaisie. Une sanction qui prend l’avion, on n’en voyait pas tant à l’époque des télex.
Colapinto s’est excusé, notamment auprès de Gasly. « Je n’ai pas de mots. On va gérer ça en équipe », a dit le Normand à la RTBF. Norris a réclamé, lui, une suspension d’au moins une course ; il a ajouté à Formule1.nl, en néerlandais, que toutes ses pièces pouvaient désormais aller à la poubelle, ce que votre serviteur traduit pour le canton.
Dix secondes nées à Bakou, qui atterriront à Sepang sous forme de places. Le document parcourt plus de kilomètres que la plupart des spectateurs de Francorchamps en une saison. Qu’en pensent-ils à Malmedy ? Ils se demandent si, par le même principe, une pénalité infligée à Spa pourrait se purger au Raidillon, ce juge de paix, l’année où l’alternance nous prive de Grand Prix. Nous y reviendrons.
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