L’actu qui prend un peu large

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Bottas rallie Singapour à vélo : Philippeville y voit son modèle logistique

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le rapport de poste tient bien, et le « diplôme pour l'attente » de Jean-Luc avec le « copy » fait sourire, mais la pique sur les vingt minutes du contrôle frontalier est faible.

Bottas reçoit un diplôme pour 419,67 km à vélo, Josiane n’a qu’un badge en trente ans

Valtteri Bottas, pilote Cadillac de 37 ans, a relié Sepang, en Malaisie, au bord de mer de Singapour à vélo gravel : 419,67 kilomètres du soir du 4 octobre à l’après-midi du 7 octobre. Cadillac parle d’une « activité privée ».

Fabienne brandit un diplôme devant un vélo gravel appuyé à la remorque d'une Dacia, sous une tonnelle au bord d'une route.

Rapport de fin de journée. Poste 14. Il fait caillant.

Objet : un pilote de la grille arrive au Grand Prix suivant sans avion. Je l’ai lu dans le journal, au poste, entre le café et le sandwich. Départ de Sepang, à 60 kilomètres au sud de Kuala Lumpur, dimanche soir. Arrivée au bord de mer de Singapour, mercredi après-midi. Distance : 419,67 kilomètres. Au centième.

Observation n° 1. Le premier soir, 56 kilomètres jusqu’à Port Dickson, en un peu plus de deux heures. De nuit. Au poste, de nuit, on ne fait rien. On attend le briefing de six heures.

Observation n° 2. Le deuxième jour, près de 162 kilomètres en 5 h 45, à 28 km/h de moyenne. Le mardi, la même distance avec un quart d’heure de moins. Au poste, on appelle ça une amélioration. La salle chauffée appellerait ça « under investigation ».

Observation n° 3. Selon Sporza, la frontière est atteinte vers 14 h 20, heure locale. Le contrôle frontalier est passé une vingtaine de minutes plus tard. Vingt minutes pour vérifier un passage. Je connais une salle qui met le même temps avec quarante-sept caméras.

Observation n° 4. Le plan initial disait 350 kilomètres, jusqu’au mercredi soir. Motif : jeudi, journée des médias, présence obligatoire de tous les pilotes. Il est arrivé avant. Je respecte une procédure qui tient compte de l’heure de convocation.

À l’arrivée, un « diplôme » pour les 419,67 kilomètres. Moi, en trente ans, j’ai un badge. Jean-Luc, ma réserve, a le même badge et n’a jamais levé un drapeau. Il demande si on peut avoir un diplôme pour l’attente. J’ai transmis à la direction de course. Réponse : « copy ».

La structure rappelle que la remorque, elle aussi, fait Philippeville-Mariembourg sans avion.

Fabienne · la team principal, personnage fictif

L’écurie a dit à l’AFP qu’il s’agit d’une « activité privée ». Je note. Je ne juge pas. Rien d’autre à signaler.

Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Fabienne fait le rapprochement le plus net entre le périple réel et le vécu de sa petite structure, sans jamais égratigner Bottas ni Cadillac. Gérard tombe sur une durée mal calculée et sur une pique gratuite contre l'écurie. »

FabienneLa Team Principal

Bottas rallie Singapour à vélo : Philippeville y voit son modèle logistique

Le pilote Cadillac Valtteri Bottas a parcouru 419,67 kilomètres à vélo gravel entre Sepang et Singapour, du 4 au 7 octobre, avant la journée des médias du jeudi. Le trajet était prévu sur 350 kilomètres.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef La « logistique sans avion » validée par une Dacia, le « partenariat diplôme » et « toutes les activités sont privées, la remorque comprise » tirent la langue d'écurie vers le bas avec justesse.