Bottas a fait Sepang–Singapour à vélo. 418 kilomètres, quatre jours. Il l’a raconté jeudi à Marina Bay, et moi j’ai fait ce que je fais : j’ai ouvert le sim.
Problème : mon sim n’a pas de vélo. Il a Spa, deux mille quatre cents tours de Spa, jamais sur place. Alors j’ai pris la seule étape qui ressemble à un relais : les 40 kilomètres du mercredi, jusqu’à Singapour. Je l’ai refait ce matin en monoplace, en mode chrono, sur une boucle de longueur équivalente.
Résultat : j’arrive en moins d’un quart d’heure. Lui, c’était le dernier jour d’un périple de quatre. Bon. Je liste les variables non modélisées. Un cobra. Un python. Un gros lézard. Un chien qui te poursuit. Et un groupe de vaches devant toi. Dans le sim, une vache, c’est un objet sans collision, tu passes au travers. En vrai, tu attends. C’est une décision de design que je ne comprends pas.
La jungle de nuit, avec seulement le phare du vélo, j’ai essayé aussi : écran éteint, lampe de bureau. J’ai tenu deux virages. Lui a trouvé ça « probablement la partie la plus épique », a-t-il dit. Respect total.
Il a planifié les deux grosses journées, lundi et mardi, loin du week-end de course. Ça, c’est du setup. Et il dit qu’on s’habitue à la chaleur. Dans ma chambre, la chaleur, c’est le PC.
Fabienne Racing note qu’un vélo rentre dans la Dacia. La structure reste ouverte aux discussions.
Moi, mon trajet vers Spa fait une heure et je ne l’ai jamais fait. Lui en a fait quatre jours. Mais je n’ai pas de vaches à Genk. En théorie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Nextgen-Auto.



